Les recherches sur la thérapie personnalisée du cancer avancent grâce à un bout de protéine
Mis en ligne le 21 juin 2010
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Des membres du Département de Biochimie de l’Université McGill ont découvert qu’un morceau de protéine peut contrôler l’expression des gènes, notamment dans les cellules cancéreuses.
Publiés en ligne le 26 mai 2010 dans la revue
Nature, les travaux de chercheurs pourraient permettre une avancée
importante dans la thérapie personnalisée contre le cancer.
Afin de rester saine, une cellule doit produire les bonnes protéines en nombre suffisant. Elle y parvient notamment grâce à de petits morceaux d’acide ribonucléique (ARN) interférent. Ces petits morceaux, les ARNmi, empêchent la prolifération de protéines spécifiques en interagissant avec leur code génétique. Cependant, tous les ARNmi ne peuvent pas réaliser cette tâche.
Le Professeur Nanum Sonenberg du nouveau Complexe des Sciences de la Vie de McGill, le Professeur Bushan Nagar et Filip Frank, étudiant de troisième cycle, ont donc utilisé la biologie structurelle pour mettre à jour une molécule capable de sélectionner les ARNmi adéquats. Il s’agit d’un fragment d’une protéine essentielle à l’ARN interférent, appelée “protéine Argonaute”. Les scientifiques ont révélé par la même occasion que les Argonautes pouvaient être exploitées pour amplifier la dégradation d’autres protéines. Selon le Professeur Nagar, dans le cas de maladies comme le cancer, dues à la multiplication incontrôlée de cellules, “l’ARN interférent peut servir de démarche thérapeutique viable pour inhiber des gènes spécifiques exagérément actifs”. Le biochimiste a également ajouté : “Nous avons maintenant une porte ouverte sur la capacité de modifier rationnellement les ARNmi pour les rendre plus efficaces, voire les transformer en médicaments.”
Bien que les applications thérapeutiques ne soient pas envisageables avant plusieurs années, ces recherches offrent des pistes pour réguler la production de protéines anormales, notamment dans le cas de tumeurs cancéreuses.
Afin de rester saine, une cellule doit produire les bonnes protéines en nombre suffisant. Elle y parvient notamment grâce à de petits morceaux d’acide ribonucléique (ARN) interférent. Ces petits morceaux, les ARNmi, empêchent la prolifération de protéines spécifiques en interagissant avec leur code génétique. Cependant, tous les ARNmi ne peuvent pas réaliser cette tâche.
Le Professeur Nanum Sonenberg du nouveau Complexe des Sciences de la Vie de McGill, le Professeur Bushan Nagar et Filip Frank, étudiant de troisième cycle, ont donc utilisé la biologie structurelle pour mettre à jour une molécule capable de sélectionner les ARNmi adéquats. Il s’agit d’un fragment d’une protéine essentielle à l’ARN interférent, appelée “protéine Argonaute”. Les scientifiques ont révélé par la même occasion que les Argonautes pouvaient être exploitées pour amplifier la dégradation d’autres protéines. Selon le Professeur Nagar, dans le cas de maladies comme le cancer, dues à la multiplication incontrôlée de cellules, “l’ARN interférent peut servir de démarche thérapeutique viable pour inhiber des gènes spécifiques exagérément actifs”. Le biochimiste a également ajouté : “Nous avons maintenant une porte ouverte sur la capacité de modifier rationnellement les ARNmi pour les rendre plus efficaces, voire les transformer en médicaments.”
Bien que les applications thérapeutiques ne soient pas envisageables avant plusieurs années, ces recherches offrent des pistes pour réguler la production de protéines anormales, notamment dans le cas de tumeurs cancéreuses.
Sources: - Nature, 465, 818-822, (10 June 2010) |
doi:10.1038/nature09039
-BE Canada numéro 370 (http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/63674.htm)
-BE Canada numéro 370 (http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/63674.htm)
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